TRUST : Répression

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(Sorti le 30/05/1980)

Avec Trust et son deuxième album intitulé « Répression », une chose est sûre ; tout le monde en prend pour son grade. Les politiques ne sont jamais vraiment épargnés. Alternant entre le heavy metal et le hard rock, ce groupe, créé en 1977, veut remettre les pendules à l’heure. Très vindicatif et surtout anticonformiste, le chanteur Bernard Bonvoisin, alias Bernie, est déjà très engagé dans son premier opus. Le compositeur Norbert Krief est toujours présent pour l’accompagner avec sa guitare. Contrairement aux batteurs et aux bassistes, ces deux membres-là sont irremplaçables. Les mélodies sont assourdissantes et parfois même violentes. Trust ne voulait pas produire de la musique douce et souhaitait surtout se démarquer du groupe Téléphone. C’est plutôt bien réussi. 

« Répression » est encore plus tranchant. Il s’agit de contester, souvent avec véhémence, la société qui leur semble sclérosée par un pouvoir liberticide et archaïque. L’artiste Bernie s’en prend à l’Ayatollah Khomeiny qu’il traite de tortionnaire dans « Monsieur Comédie ». Il regrette également le fatalisme auquel sont confrontés, selon lui, les jeunes banlieusards français. Avec « Fatalité », il chante : « Les gosses de ma zone sont un peu paumés […] Reste le vol à la tire. Pas facile d’en sortir. » Les riches sont vivement critiqués. Dans « Saumur », il souligne leur mentalité qu’il associe à celle des rats. Sans oublier « Antisocial » ; la chanson qui a rendu ce groupe célèbre. Celui-ci dénonce, entre autres, l’égoïsme et la pauvreté qui, d’après Bernie, sont bien ancrés dans la société. Ecrits il y a 40 ans, ces textes demeurent encore parfois pertinents, aujourd’hui. 

Chris Ferreira

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