Parmi les initiatives de mise en lumière et d’accompagnement d’artistes émergents en région Sud, le PAM – Pôle de coopération des acteurs de la Filière Musicale en région PACA/Corse – imaginait il y a déjà dix ans le dispositif Quart2Tour. Chaque année, les structures adhérentes au PAM proposent des artistes qu’ils s’engagent à soutenir dans leur parcours de professionnalisation. Cinq sont sélectionnés par un jury et bénéficient d’une série de dates rémunérées dans des lieux partenaires et festivals. 1003, Betsy Rose, Didier la Rafale, Mathilde et Sidiaz sont les lauréats de cette saison.
1003

L’âge heureux des hybridations et des ponts stylistiques fait pousser de toutes parts des projets novateurs, singuliers qui éclaboussent les conventions. 1003 est de ceux-là, et l’on peut même parler d’objet sonore non identifié, tels les codes sont brouillés entre électro-techno, rock et pop synthétique. On frôle parfois l’expé, on est parfois presque dérangés, et tout autant envoûtés par ce son distinct, cet univers sombre, ces envolées psychédéliques. Jessy Bengold, David Benzazon et Ladelphie Louise et Martin Baudu inventent ainsi une pop hypnotique et savoureuse.
Betsy Rose

Quelque part entre la new-soul et la pop, Betsy Rose invente une musique douce teintée de new soul, métissée et nourrie d’influences très diverses. Née au Texas et après une enfance au Rwanda, la jeune artiste puise dans ses expériences et dans les styles qu’elle choie, et en crée un personnel, où la douceur de la voix s’habille ça et là d’évocations rap, au reggae ou au rock, tout en chouchoutant le confort d’une soul lounge et langoureuse.
Didier la Rafale

Si son nom le suggère lourdement, le duo Didier la Rafale mise sur l’énergie et la fête. Ils ne sont peut-être que deux, mais il font l’effet d’un orchestre tout entier, en maîtrisant clarinette, saxophone, violon, chant et machines pour créer une électro-balkanique. S’ils aiment dirent de leur musique qu’elle est “aquatique”, l’on aimera souligner leur mépris pour le premier degré, et le questionnement ainsi renouvelé du sens de la fête. La bêtise est de mise, mais la musique demeure, elle, soignée, et résolument faite pour le live.
Mathilde

Découverte par certains lors des auditions live des Inouïs du Printemps de Bourges, l’artiste Mathilde séduit par ses chansons modernes, malignes et une présence ancrée. Si la première impression impose la douceur, Mathilde fait de sa voix une force, et ses compositions sont soutenues par un flow intelligent et des prods fraîches et solides à la fois. D’aucuns la gardent bien à l’œil, et la Gare de Coustellet comme le tremplin Class’Eurock l’ont déjà sélectionnée pour son talent incontestable.
Sidiaz

À l’image de nombre de projets croisés entre musiques traditionnelles et actuelles, le duo Sidiaz compte depuis 2021 parmi les groupes bien installés du genre. Portées par son auteur interprète Salaheddine Zaïdi, marseillais de parents algériens, les compositions flirtent autant avec l’héritage sahraoui qu’avec le rock psyché. Ainsi, la relecture des traditions se mue en effervescence scénique incendiaire, où la voix, presque incantatrice, se mêle à des riffs harmoniques au groove électrisant. Trio comptant Charly Guerin, à la batterie et à la derbouka, et Lucas Zemmour, à la basse, Sidiaz est aussi inclassable que marquant.
Lucie Ponthieux Bertram
le-pam.fr/Dispositif-Quart2Tour
#NouvelleVagueZoomSudEst
📸 1003









