Organisateur du Festival Improbable (La Gaude – 06)
Ta personnalité, ton parcours ?
J’adore le challenge et organiser des choses impossibles. Je pense être tenace et plutôt bien organisé. J’aime fédérer mes amis autour d’un projet commun et le Festival improbable en est un des meilleurs exemples. Je suis musicien, classique, mais avec une belle dose de jazz et de rock‘n’roll. Ce qui m’a amené à jouer au Printemps de Bourges en 1980 avec mon groupe de musique progressive. J’ai intégré l’Opéra De Nice en 1985 dans lequel je tiens depuis le poste de percussionniste solo. Le Festival Improbable, dont je m’occupe avec une très belle équipe de bénévoles est dédié à cette pratique amateur, qui d’année en année devient de plus en plus aboutie.
Ta playlist:
– Album : Je vais partir un peu dans tous les sens car la musique fait partie de ma vie. Elle circule tout au long de la journée. Je suis tombé sous le charme de la musique de Genesis dès mon adolescence, et je pense que l’un de mes albums préférés est “The Lamb lies down on Broadway”. Il y a aussi Frank Zappa, Yes, les Floyd bien sûr, Gong, King Crimson, etc. Sans oublier Magma, la référence française en ce qui me concerne. Et côté jazz, je peux citer Tigran Hamasyan, Metheny ou Hiromi et tant d’autres.
– Film : “Les yeux de Laura Mars”, “Il était une fois en Amérique”, et j’aime la plupart des films de Eastwood et de Blier (oui, grand écart).
– Livre : Je ne lis pas assez mais un merveilleux souvenir de “La Condition Humaine” d’André Malraux, ainsi que de L’Etranger d’Albert Camus.
– Concert : Genesis à l’Accor Aréna, le dernier concert de Collins avec eux en 2021. Sting à Nancy en 2022 et bien sûr tous les concerts produits lors des 9 précédentes éditions du Festival Improbable.
Ta plus grande émotion musicale ?
J’ai eu la chance d’en vivre de nombreuses : accompagner Mstislav Rostropovitch, Montserrat Caballé, Régine Crespin, les 3 ténors. Une immense émotion ! Jouer sous la baguette d’Ennio Morricone. Jouer aux côtés de Michel Petrucciani, Eddie Gomez et Steve Gadd, un dieu vivant. Assister à “La Tosca” à La Scala. Jouer avec l’orchestre Philharmonique de Radio France, se produire à la Philharmonie de Paris, interpréter un boléro de Ravel à la Roque d’Anthéron en juillet 2025… Je pourrais énoncer tant de moments fabuleux tellement la musique est source de bonheur, d’émotion, de partage.
Ton espoir pour le futur ?
Je ne veux pas parler de ce qu’il se passe dans le monde aujourd’hui tellement cela est source de désespoir. Mon espoir concernera ce qui m’intéresse au plus haut point : que la musique vivante continue justement à … vivre.










