ANAÏS BESSE

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Co-directrice du K’fé Quoi à Forcalquier (04).

www.le-kfe-quoi.com

Ta personnalité, ton parcours ? 

Il y a plein de musicien.ne.s dans ma famille, de la musique au quotidien. J’ai appris le violoncelle et la contrebasse à Grenoble depuis mes 12 ans et joué dans un groupe pendant quelques années vers 2008-2010. J’ai plongé dans le milieu associatif culturel en 2008 à Lyon, côté coulisses et gestion, au sein de l’association Le Sixième Continent, où j’ai aperçu le quotidien d’une salle de concerts et d’un festival. A Lyon, j’ai créé avec des ami.e.s une programmation de spectacles dans un appartement, à raison de 2-3 événements par semaine, totalement autogérés. En 2010, j’ai déménagé dans le Luberon, continué la programmation dans mon lieu de vie, et enchaîné quelques contrats aidés comme chargée de diffusion pour 3 Cies. Puis, j’ai été programmatrice du festival Les Sons du Lub’ à Beaumont de Pertuis (84) de 2014 à 2019. En parallèle, en 2015, j’ai co-créé un projet pluridisciplinaire autour de la création artistique dans le milieu agricole, Les mARTmites, à Forcalquier (04). Depuis 2019, j’ai intégré le K’fé Quoi comme administratrice, puis programmatrice et co-directrice. En parallèle, j’ai validé en 2020 une Licence Gestion de projets et de structures artistiques et culturels, en VAE. Très attachée au montage de projets culturels en milieu agricole, j’essaie de mener des projets en lien avec les habitant.e.s des territoires dans lesquels ils sont installés.

Ta playlist:

Disque: Je salue le super beau travail de l’album « Tansoba » de Patrick Kabré, auteur-compositeur-interprète ouagalais, dont le disque est produit et arrangé par Blick Bassy. J’ai aussi écouté en boucle celui de Lior Shoov, artiste unique et qui offre aussi des concerts pépites !

Film : J’en suis mordue, c’est dur de parler que de 1 ou 2 films ! Je dirai « Les amours imaginaires » de Xavier Dolan pour la beauté des images, la poésie du script, le jeu des acteurs.trices, l’humour et la BO.

Livre : Je suis plutôt BD, et j’ai dévoré en riant (jaune) les oeuvres d’Alessandro Pignocchi comme « Petit traité d’écologie sauvage », et été marquée par « les Culottées » de Pénéloppe Bagieu qui parlent des nombreuses personnalités féminines invisibilisées tout au long de l’histoire.

Concert : J’ai adoré le concert de Kolinga au K’fé Quoi en 2021. Le projet est de grande qualité et l’écoute du public était magique, une masse suspendue à la musique, des moments de suspens et de silence magnifiques. Récemment, j’ai été bluffée par un projet fusion, « Qui Vive ! » de la Cie Rassegna, au Théâtre Durance (coucou l’équipe !). C’est un spectacle surprenant, qui tient en haleine et réunit quatre musiciennes d’horizons divers autour de Bruno Allary. A voir !

Ta plus grande émotion musicale ?

Un gros déclic pour moi, vers l’âge de 10 ans, j’ai entendu un joueur de Udu (percussion en terre) et j’ai été totalement fascinée par ce son qui rappelle des bruits d’eau, et par la technique de l’artiste. Je crois que c’était une des graines qui m’ont amenée à évoluer dans ce milieu !

Ton espoir pour le futur ?

Que les échanges et découvertes artistiques puissent contribuer à estomper les frontières entre les gens.

Photo : Louis Lacroix

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