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LAURENT DE WILDE TRIO

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Le 22/03/2025 à L’espace Leonard De Vinci – Mandelieu-la-Napoule (06).

Le temps exécrable, l’alerte orange n’a pas dissuadé les amateurs de jazz de rejoindre l’Espace Leonard de Vinci pour le concert du trio de Laurent de Wilde. Donald Kontomanou est à la batterie et Diego Imbert à la contrebasse. Comme pour nous mettre dans le bain, le pianiste commence avec du pur swing,  » Old Devil Moon », un vieux standard popularisé par Sinatra et Chet Baker. Passées les premieres trilles, le batteur entre en jeu, les baguettes en retenue, caressent les cymbales, les peaux. Diego Imbert, qui remplace pour la soirée Jérôme Regard, l’habituel bassiste du trio, le suit dans un groove tranquille. A la fin du deuxième morceau, Laurent de Wilde se lève, prend le micro et présente ses acolytes d’une façon peu ordinaire, Donald Kontomanou « pour qui la syncope n’est jamais un accident » et Diego Imbert « qui le bassiste le plus juste avec qui il m’ai jamais été donner de jouer ». Ils enchaînent avec un hommage à Ahmad Jamal avec deux titres « The Awakening » et « Poinciana ».  Le pianiste qui aime partager, nous raconte avant de rejoindre son piano une anecdote concernant les pantoufles du pianiste américain qu’il a enfilé lors d’une interview à New York. C’est un riff de batterie qui lance le thème, caisse claire, tom basse, charleston, roulement, contrebasse, piano. La délicatesse de Jamal sous les doigts de de Wilde.

Après les reprises, une petite séquence de compositions personnelles, tout d’abord « Les Paradis Perdus » pour lequel il transforme son clavier en une sorte de balafon rustique en posant sur les cordes une sorte de pâte à modeler de son invention.  Puis « Back To The Beat » plus nerveux, magnifique solo de batterie, de contrebasse. Il n’y a pas de concert de Laurent de Wilde sans évoquer Thelonious Monk, ils revisitent, ils déconstruisent « ‘Round Midnight » pour mieux le polir, le propulser dans d’autres énergies. Le set se termine par le titre éponyme de leur dernier album « Life is a Movie », rythme puissant, piano survolté. Le trio devient un trio de percussions, Laurent de Wilde se lève et va jouer, frapper les bords du piano, rejoint par Diego Imbert qui lui tape sur la caisse de sa contrebasse alors Donald Kontomanou, lui, utilise …ses baguettes. Ils enchainent et finissent avec une composition de Chick Corea « Easy Come Easy Go » et le salut final. Mais ils reviennent vite pour un retour à Monk, une ballade pour calmer les esprits « Locomotive ». Plus qu’un concert, un partage. La générosité des musiciens, la faconde du pianiste, un bon son et de très belles lumières…   On quitte la salle et… magie de la musique, magie du jazz, il ne pleut plus.

Jacques Lerognon

laurentdewilde.com

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