Le 12/10/24 sur l’Esplanade du J4 – Marseille (13).
Le temps gris et un peu de pluie n’ont pas empêché le public et les artistes d’être au rendez-vous. Le sud n’a pas eu besoin de soleil pour chauffer le vieux port. 19 h 45, Balik (Danakil) me reçoit en loge afin de répondre à mes questions pour la rédaction. J’ai passé un agréable moment agrémenté de rires et beaucoup de sympathie de sa part. Nouvelle Vague remercie l’équipe du festival et celle de Danakil d’avoir rendu possible cette interview. Une bonne communication, du professionnalisme et surtout le fait “de le vouloir” rendent les choses possibles : « quand on veut, on peut, » fut un bon adage ce coup-ci. À 21 h, la sulfureuse Fatoumata Diawara que vous avez peut-être déjà entendu avec M et Gorillaz, a su allumer le cœur des personnes qui étaient face à elle. Pétillante dans son costume traditionnel et festif malien, elle nous à régaler par sa sublime voix et son jeu de guitare très rock qui donne la pêche. Une agréable découverte scénique pour ma part. Nous avons pu constater la patience et la gentillesse de la chanteuse lors de l’intrusion d’un admirateur sur scène juste avant qu’elle ne la quitte. L’agent de sécu faisant son travail a voulu l’interpeller malgré que Fatoumata lui faisait signe que tout allait bien et qu’elle acceptait le phénomène. Sous les applaudissements de la foule, le jeune homme a obtenu un câlin et une photo prise par l’agent de sécu après que le bougre lui ait tendu son téléphone. Tout le monde avait le smile, sauf l’agent qui devait être un peu vexé, mais tout est bien qui finit bien !
Les horaires annoncés sur le programme ont tous étaient respectés, de ce fait aucun retard, 23 h 15, c’est au tour de Danakil. Les membres du collectif s’installent au fur et à mesure sur une mélodie que nous reconnaissons au son des instruments : trompettes, perçus, basse, guitare, saxo se mettent à jouer : Quitter Paname, puis Balik apparaît au milieu, entouré de sa joyeuse bande de compagnon de reggae music. Ils sont tout de suite à l’aise sur cette scène marseillaise malgré la grisaille présente alors que les paroles disent “le soleil nous a déçu “. Cela reste une chanson évidemment, car la musique, c’est le meilleur des radiateurs. Pendant 1 h 15, ils ont su ambiancer toute la foule avec 3 titres de leur 7e album fraîchement sorti (17/09/24) : “Demain peut-être”, le révolutionnaire “Marie-Antoinette” et “Ça va Ça vient” sur lequel on retient vite le refrain afin de chanter et de danser avec Danakil. Impossible d’oublier “Marley”, c’est un incontournable ! Quoi que, pour le coup, Balik s’est embrouillé à deux reprises dans les paroles, mais ce fut un moment assez rigolo. Le chanteur nous à démontrer qu’il savait rire de ses petites erreurs, et personnes ne lui en a porté rigueur, bien au contraire, c’est humain de se tromper, alors haut les cœurs, on a chanté à sa place les bonnes paroles, et puis hop, ça s’en va et ça revient, c’est fait de tout petits riens comme disait notre Claude national… Il a fini cette chanson de façon majestueuse avec un arrangement plus lent où sa voix s’est posée tel une prière allant vers les cieux, histoire d’y aller saluer le dieu du reggae. Un autre petit tour de chant avec les gens le temps de la belle reprise de “Non, je ne regrette rien” a fait résonner les voix de toute l’assemblée d’admirateurs de bonnes ondes en chansons. “Les chansons sont faites pour être chantées” disait Brassens, ce fut le cas lors de cette soirée. Un festival réussi à tous les niveaux, merci à l’année prochaine.
Valerie Loy
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