Découvrez le compte rendu du concert de Catherine Ringer
Le 25/04/2026 au Stockfish – Nice (06).
La première partie était assurée en extérieur, devant le bar et les food trucks, par un groupe de jazz instrumental, le David Marques Band. David est pianiste, et, lui, et ses acolytes, alternent les solos de piano et de saxophone avec une belle dextérité, jusqu’à l’ouverture de la salle de concert. Catherine Ringer sur scène : ça n’est pas banal et il ne fallait pas rater ça ! Il n’y a eu que trois dates en France (Paris, Nérac et Nice). Le public niçois ne s’y est pas trompé puisque le concert a été complet en moins de temps qu’il ne faut pour dessaler une morue. D’ailleurs, ce sont les premiers mots de Catherine quand elle débarque sur la belle scène du Stockfish. Elle lance « Bonsoir les poissons séchés » mais la foule lui précise que c’est de morue qu’il s’agit et elle corrige le tir en se marrant. La célèbre chanteuse des feu Rita Mitsouko est habillée très décontractée, survet, bonnet, elle est tout sourire et semble ravie d’être sur scène. Il est 20h30 quand elle se présente devant son micro avec un papier à la main, le micro est bien trop haut pour elle, elle blague là dessus et explique qu’elle va nous chanter un premier morceau ancien dont elle a changé les paroles (celles de l’époque ne sont plus adaptées- explique t-elle) et comme elle n’est pas sûre de s’en rappeler, elle a tout noté. Et c’est parti pour” Someone to love”.
Déjà première constatation, du haut de ses 68 ans, la chanteuse est très en voix, deuxième constatation, les Family Affair maîtrisent le groove à la perfection car après trois mesures, la foule commence déjà à se trémousser. Il faut dire que le groupe de funk rock, basé à Paris et fondé en 2015, a une grosse réputation. Il est composé de Félix Béguin (guitare), Jeremy Norris (batterie), Thibault Voisin (basse) Joro Andriamiadanarivo (chant), Julien Favier aux percussions, Victor Mechanick au piano et Raoul Chichin (le fils de Catherine Ringer et Fred Chichin) à la guitare. Tu parles que ça groove avec 7 musiciens, tous excellents, sur scène. La setlist est majoritairement tirée du répertoire, parfois ancien, des Rita Mitsouko. On reconnaît au moins un morceau de chacun des sept albums du groupe sortis entre 1984 et 2007. “Terminal Beauté” sera le seul de leur dernier album “Variety” paru avant la mort de Fred Chichin et l’arrêt du groupe. Sont aussi jouées, des chansons du premier album solo de Catherine (“Prends-moi” et “Punk 103”). En plus de ça, on aura droit à un hommage discret à Prince (“Mountains”). A noter aussi que Catherine disparaît de scène pour le morceau “Égocentrique” chanté par Joro et revient faire des chœurs sur “Party Town”, un hommage aux Sparks.
C’est l’explosion dans la salle quand ils attaquent “Andy”, Catherine la chante à merveille, l’âge ne semble pas avoir d’emprise sur sa voix qui est impeccable. Physiquement, elle assure plutôt bien, elle saute, elle danse et semble vraiment prendre beaucoup de plaisir. C’est déjà l’heure de nous dire au revoir (déjà ?), et de revenir pour un premier rappel qui va atomiser la salle, avec “Les Histoires d’A” mais surtout un “C’est comme ça” absolument jouissif. Le meilleur moment du concert pour moi. Ils quittent la scène une seconde fois, pour mieux revenir et curieusement terminent par un bis que Catherine choisit, ça sera “Les histoires d’A”. Il est à peine 22h10: ce fut bref mais intense. Une partie de la foule attendait “Marcia Baïla”, ils attendent encore, pour ma part le combo “Andy” + “C’est comme ça” m’a largement comblé. Bien sûr, j’en aurais bien pris pour encore une petite demi-heure mais il faut respecter les choix et l’âge de cette grande dame qui donne encore tout sur scène.
Didier Lalli
📸 Catherine Ringer par Célyne Roy.
#NouvelleVagueLiveReport










